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| Castelnérac Bertrand \ Alan France |
Bertrand Castelnérac
Né le 16 décembre 1979 à Lorient (56)
Profession : Organisateur d’évènements
A 26 ans, Bertrand Castelnérac est de ces marins tombés dedans quand ils étaient petits. Dès son plus jeune âge, le Breton attrape le virus paternel, celui de la régate. Sur le Sigma 38 familial, Bertrand est de toutes les courses en Angleterre ou en Irlande et les nombreux milles avalés achèvent de le convaincre que la mer sera son terrain de jeux. Après avoir appris à naviguer avec son père, il a enchaîné avec un parcours classique et beaucoup de Class 8. A bord de ce support réputé pour ses qualités pédagogiques, Bertrand multiplie les courses et se fait remarquer pour ses capacités sur l’eau et ses connaissances techniques à terre. En 2002, Jimmy Pahun, dénicheur de talents, l’embarque dans l’aventure du Tour de France à la Voile, d’abord comme préparateur et sur le banc de touche en tant qu’équipier d’avant, puis en intégrant l’équipe navigante. Le garçon apprend vite et bien, gagnant ainsi sa place de titulaire à bord en 2005 en étant le numéro 1 attitré du Mumm-30. Mais au-delà de la régate en équipage, Bertrand lorgne sur l’horizon du solitaire, et pas n’importe lequel. Contrairement à bon nombre de ses camarades, ce n’est pas au charme du Figaro Bénéteau qu’il succombe, mais bien à celui du Mini. Avec cette passion et cette volonté farouche d’aller au bout de son rêve, Bertrand se lance donc il y a 11 mois dans l’aventure Mini. Il trouve avec un propriétaire de Pogo 6.50 un compromis amical et ensemble se partagent les coûts et les courses !
ITV express
« J’ai accumulé les expériences pour pouvoir un jour accéder à la Mini Transat. J’ai toujours cherché à progresser dans l’optique de la course au large en solitaire sur un bateau à taille humaine comme le Mini. Je n’ai jamais perdu cette idée de vue, depuis ma rencontre avec le solitaire en 1998. Je pense avoir un profil typé Mini dans la mesure où l’esprit Transat 6.50 m’attire beaucoup plus que l’esprit « carrière » ! J’aime l’idée d’écrire une belle histoire, de me lancer dans une belle aventure. Le Mini requiert une somme de compétences en terme de technique, de météo, de communication, de gestion… qui font que pour mener à bien un projet, il faut assurer dans tous les domaines. J’aborde la course Les Sables-Les Açores-Les Sables comme si je partais sur la Mini Transat. Ce sera ma première grande expérience en solitaire hormis la qualification de 1 000 milles imposée par la classe. Je vais donc rester modeste. Je sais que cette aventure va me plaire et mon idée est de bien faire le chemin et d’arriver ravi de ce que j’aurai accompli quel que soit le résultat. En Mini, à chaque fois que tu arrives au ponton, c’est déjà une victoire. »
Aux Açores
« J’ai pris un départ top. J’étais dans les cinq premiers bateaux de série pendant les premiers jours. J’ai bien géré la météo et me suis bien senti sur les premiers milles. Après le cap Finisterre, je suis parti directement au sud pour toucher du vent. C’était très chaud ! J’étais sous spi et génois et j’avoue que par moment, c’était limite. J’ai notamment connu un départ à l’abattée mémorable. Les partisans de l’option sud dont j’étais, ont eu beaucoup plus de vent que nos concurrents qui étaient au nord. A ce moment là, quelques jours après le départ, j’étais classé dans les 10 ou 12ème, mais très bien placé puisqu’à 30° de la route et carrément dans le sud ! Exactement à la moitié de la course, à 635 milles de l’arrivée aux Açores, mon groupe électrogène est tombé en panne. Le moteur a pris l’eau à force de tourner à l’extérieur. Je me suis retrouvé sans ce précieux relais et j’ai été obligé de garder la barre tout le temps. A force de barrer, la fatigue s’est installée et j’ai accumulé les petites erreurs. J’ai plusieurs fois été obligé d’affaler pour me reposer. A force d’aller puiser dans mes dernières réserves, j’ai connu ces fameux rêves éveillés, les hallucinations. J’ai navigué et entretenu de longues conversations avec pas mal de monde à bord ! C’était assez déroutant.
Les conditions météo ont été dantesques ! Nous avons abordé le golfe de Gascogne avec les pires conditions qui soient pour les Minis : 25 à 30 nœuds, voire 35 quelques heures et le tout au près. C’était une mer casse bateau et certains ont souffert, à commencer par le mien dont il va falloir renforcer la structure pendant cette escale. Nous avons toujours eu du vent fort, une grosse mer et pas de soleil, ce qui n’a pas aidé pour recharger les panneaux solaires. Ce n’était pas forcément très drôle mais le résultat est plutôt positif, d’autant que j’ai le plus vieux bateau de la flotte. Il y a eu des moments très sympas sur cette première étape même si je n’ai pas forcément pu défendre mes chances au mieux ! »
Palmarès Mini
13e Mini Fastnet 2006
11e Trophée MAP 2006
250-Alan France
Pogo 6.50 : Plan Rolland 1999
Conçu à partir de la carène du voilier vainqueur de la Mini Transat 1993, le Pogo se démarque des précédents voiliers de série par ses deux safrans, sa grande largeur et son cockpit peu profond et ergonomique. Ses performances sont encore bonnes puisqu’il réussit à s’intercaler entre les prototypes de la dernière génération et ceux des années 80. Il est toutefois dépassé par la nouvelle génération de voiliers de série conçue depuis 2003 et n’est plus construit.
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250 - Alan France
Série - Pogo 1 (Rolland) |
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