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| Joschke Isabelle \ Degrémont |
Isabelle Joschke
Née le 27 janvier 1977 à Munich (Allemagne)
Profession : marin professionnel
Rien ne prédisposait Isabelle Joschke, franco-allemande, au circuit Mini puisqu’elle découvre la voile sur les lacs autrichiens. Mais ce qui lui plaît le plus, ce n’est pas la compétition mais naviguer seule, se débrouiller sans aide, se balader sans contrainte. La mer, se sera pour plus tard, après des études de lettres classiques en France : un stage aux Glénan, un convoyage pour le Brésil et Isabelle sait que sa vie est plus riche au grand large. Le virus de la Mini vient en 2003 quand elle rachète un ancien prototype : une première saison d’apprentissage puis une année 2005 à se consacrer à la Mini Transat avec un programme étoffé toute la saison. La jeune navigatrice anime la seconde étape entre Lanzarote et Salvador de Bahia mais son bateau est moins à l’aise sur la fin de parcours : une place de quatorzième conclut sa première traversée en solitaire. Depuis, Isabelle a participé à toutes les épreuves Mini en Atlantique cette année avec une place de seconde au Trophée Marie-Agnès Péron et une deuxième comme équipière de Peter Laureyssens lors de l’Open Demi Clé.
ITV Express
« Les Sables-Les Açores est la course la plus importante de cette saison parce que c’est la seule épreuve solitaire hauturière puisqu’il faut compter deux fois huit jours de mer. On ne voit que l’horizon pendant plus d’une semaine, on ne compte plus les jours, le rythme est totalement différent et au final, on arrive dans un autre univers en regardant le trajet qu’on a effectué… C’est magique ! Surtout que la météo s’annonce complexe pour rallier les Açores avec une dépression sur la route. Comme en plus, nous n’avons aucun moyen de contacter la terre et d’avoir des prévisions fiables au bout de trois jours, il faut composer et assumer ses choix tactiques… »
Aux Açores
« Je suis super contente : j’ai fait une traversée d’enfer qui n’a pas été facile au début parce qu’on a pris deux fronts dans le golfe de Gascogne, contre le vent, des grains et une mer formée. Cela a été assez dur comme entrée en matière mais ensuite, dès le cap Finisterre, nous avons eu du portant fort : on avançait vraiment vite et c’était éclatant sur l’eau ! J’étais super motivée et maintenant tellement ravie de cette première étape !
Degrémont est un bateau qui ne supporte pas d’être surtoilé et il faut donc réduire rapidement la toile et en plus, il se comporte comme un sous-marin : il est tout le temps sous l’eau ! Entre les embruns et les vagues, avec dès le lendemain du départ, du vent fort et contraire, puis du portant musclé, j’ai baigné dans mon jus pendant huit jours… C’était le côté désagréable parce qu’en plus, je prenais un peu d’eau par le puits de quille : tout était trempé à l’intérieur et je dormais dans une flaque ! Cela ne m’a pas empêché de faire marcher le bateau car j’essaye toujours de faire abstraction des côtés négatifs. Et le côté agréable, c’étaient les surfs de folie à la barre... »
Palmarès Mini
2e Open Demi Clé 2006
18e Mini Fastnet 2006
2e Trophée MAP 2006
6e Select 6.50 2006
14e Transat 6.50 2005
4e Transgascogne 2005
10e Open Demi Clé 2005
7e Mini Fastnet 2005
11e Mini Pavois 2005
4e Select 6.50 2005
5e Triangle du Soleil 2004
10e Mini Med 2004
56e Mini Fastnet 2004
7e Mini Cup 2004
276-Degrémont
Ce plan Andrew Cape a été dessiné et construit par cet Australien en 1999. C’est un bateau unique qu’il a conçu pour lui-même sans se préoccuper de ce qui se faisait en France côté architectural. C’est un Mini très typé pour le petit temps, qui marche bien contre le vent mais il n’est pas facile à mener dans la brise au portant parce qu’il a tendance à enfourner et il ne va pas très vite au vent de travers, par manque de puissance.
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276 - Degrémont
Proto - Cape |
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