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\ Horta - Les Sables
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Ça glisse sur la route du retour. |
On prend les mêmes et on recommence
Le début de cette deuxième étape est en train de confirmer la hiérarchie qui s’était établie à l’arrivée à Horta. Ce sont les mêmes qui ont pris les commandes de la course, que ce soit en prototype ou en série. Mais quelques divergences de route pourraient rajouter un peu de piment à l’affaire.
Sur la route du golfe de Gascogne, les Minis filent bon train. Un peu plus de dix nœuds de moyenne pour les protos, un tout petit moins pour les bateaux de série, les solitaires sont en train de manger leur pain blanc. C’est pour ça qu’ils sont venus : glisser sur les vagues, surfer sous spi, avaler goulument des milles sur leur coque de noix, défier le sens commun qui veut que plus un bateau est grand, plus il avance vite. La vie à bord doit être assez jouissive, même s’il faut savoir gérer les trois règles matérielles indispensables à une bonne moyenne : manger, boire, dormir. A ce petit jeu, certains sont plus aguerris que d’autres et c’est ici que se crée la différence.
En proto Giancarlo Pedote (Prysmian) mène toujours la flotte sur une route légèrement au sud de l’orthodromie. Ses plus dangereux adversaires Milan Kolacek (Follow Me) et Aymeric Chappellier (La Tortue de l’Aquarium La Rochelle), suivis comme leur ombre par un Nicolas Biodevezi (Fondation terrevnt.org) remonté comme un coucou suisse après son escale forcée à Terceira, grimpent au nord pour rester dans le plus fort du flux d’ouest.
En série, ils sont six à se tenir sur une même ligne, plus ou moins décalés par rapport à l’orthodromie. C’est Ian Lipinski (Althing) qui tient la corde, démontrant que sa troisième place dans la première étape ne tenait pas du hasard. Il tient tête à un quintet de choc composé de Justine Mettraux (TeamWorks), Clément Bouyssou (Groupe Accueil Négoce), Jonas Gerckens (Elect-Râ), Aymeric Belloir (Tout le Monde Chante contre le Cancer) et Simon Koster (Go 4 It). Soit les principaux animateurs de la première étape.
Tout ce petit monde devrait continuer de monter à belle vitesse vers le golfe de Gascogne. Ce n’est que dimanche soir voire lundi matin que le casse-tête commencera quand il s’agira de savoir comment négocier une arrivée qui ne se présente pas comme la plus simple qui soit. Mais en attendant, ce qui est pris n’est plus à prendre. Alors, glissez petits bolides…
PFB
vendredi 17 août 2012
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