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\ Horta - Les Sables
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Petites misères et grandes galères
Avec les arrivées de Sébastien Rogues (Eole Génération GDF Suez), Paul Marette (Région Nord Pas de Calais), Milan Kolacek (Follow me) et enfin Vincent Barnaud (North Star), les arrivées se succèdent au ponton de Port Olona. Et force est de constater que, dès que l’on s’éloigne de la tête de flotte, tous les navigateurs ont dû faire face à des avaries plus ou moins graves… Mais tous ont pu rejoindre les Sables d’Olonne par leurs propres moyens.
Malgré la déception, ils ont la bonne bouille de ceux qui ont réussi à mener leur aventure jusqu’au bout. De Sébastien Rogues qui a dû faire face au délaminage de ses fixations de safrans aux problèmes d’énergie de Paul Marette, tous ont connu des contrariétés plus ou moins fortes. Mais, la débrouille et de l’autonomie sont toujours de mise à bord des 6,50m.
Sébastien Rogues, malgré la déception de devoir abandonner le podium à Andrea Caracci, ne boudait pas son plaisir sur les pontons des Sables d’Olonne. Lui, le régatier pressé par les obligations de résultats que lui confère son statut, avouait avoir vécu une autre aventure, contraint qu’il était de ménager son bateau pour le ramener à bon port. Prendre son temps, trouver les solutions techniques pour établir une réparation de fortune, autant de paramètres nouveaux dans la vie de coureur de Sébastien Rogues. Nul doute pourtant que le navigateur basé à Lorient va savoir rebondir pour revenir encore mieux armé sur les prochaines courses du circuit Mini.
Paul Marette et Milan Kolacek ont eux aussi connu leur lot de galères. Problèmes énergétiques récurrents pour l’un conjugué à une fuite de ballast, safran bâbord qui menaçait de rompre pour l’autre, les deux navigateurs ont dû lever le pied, quand d’autres continuaient de cravacher leur monture.
Vincent Barnaud (NorthStar) était quant à lui, partagé entre l’immense déception de n’avoir pas pu défendre ses chances pour un podium et la satisfaction d’avoir ramené à bon port son bateau malgré son mât brisé en cinq morceaux. Positionné en troisième position à l’entrée du golfe de Gascogne, Vincent savait qu’il était en train de jouer pour une place dans les trois premiers. Auteur d’une navigation intelligente, il avait su attaquer au bon moment et se présentait sur les derniers milles avec un moral en béton. Alors qu’il venait de réduire pour passer ce qu’il pensait être son avant-dernière nuit de mer, son mât s’est brusquement brisé sans aucune raison apparente. Pas de fausse manœuvre ni de départ au tapis, juste une usure anormale du matérielle mettait fin aux espoirs de Vincent. Une fois la plus grand épart de la déception évacuée, Vincent a rapidement mis en place un gréement de fortune qui lui a permis de rejoindre la ligne d’arrivée et de terminer classé malgré tout. La présence sur les pontons de sa famille et de ses enfants constituait sûrement le plus solide des baumes pour se remettre l’âme à l’endroit. Et de garder le souvenir d’une course intelligente et maîtrisée jusqu’à la casse mécanique qui reste un des éléments incontournable de ce sport.
PFB
mardi 24 août 2010
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