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\ Horta - Les Sables
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Thomas Normand, bien parti pour prendre la deuxième place de l'étape. |
Dernières retouches
Plus que 200 milles à parcourir pour Bertrand Delesne qui devrait couper la ligne dans la journée de demain et peut-être, descendre sous la barre des six jours pour cette étape retour. Calé légèrement au nord de l’orthodromie, le leader espère ainsi continuer de bénéficier d’un flux d’ouest qui risque de faire défaut aux concurrents les plus au sud. Certains recalages de route peuvent décider d’une stratégie gagnante ou non…
Les prévisions météorologiques des dernières heures le laissaient entendre : il ne ferait pas bon venir serrer de trop près la pointe de l’Espagne. La faute à un petit centre dépressionnaire qui viendrait brouiller les cartes au centre du golfe de Gascogne. C’est ce qu’ont anticipé Bertrand Delesne (Prati’Buches) et Thomas Normand (Financière de l’Echiquier) sur une trajectoire qui devrait les faire atterrir légèrement au nord de l’île d’Yeu. Partisans de la route directe, Vincent Barnaud (NorthStar) et Véronique Loisel (De l’espace pour la mer) retirent eux aussi les dividendes de leur choix de route par rapport aux hommes du sud. Jörg Riechers (Mare.de) et Lucas Montagne (ONG Conseil) ne peuvent actuellement que constater les dégâts. Le navigateur allemand doit d’autant plus regretter, qu’il obère peut-être ses chances de podium sur une option prise à mi-route alors qu’il était bien calé dans le sillage de Bertrand Delesne. Volonté de se démarquer par rapport à un adversaire plus rapide, option météo ? Il sera intéressant de savoir ce qui a motivé sa décision.
En série, la bagarre est toujours aussi intense pour la deuxième place de l’étape entre Jean-Marc Allaire (Baker Tilly AG2R La Mondiale) et Amaury François (amauryfrancois.com) séparés par moins d’un mille en distance au but. Les deux naviguent sur des routes très proches et il est fort possible qu’à certains moments, ils naviguent à vue puisque moins de quatre milles les séparent en latéral. Toujours est-il que disposer d’un lièvre est un stimulant bienvenu pour améliorer ses performances. Derrière eux, Robert Rosenjacobson (NED 602) continue de croire en sa bonne étoile et tente de creuser l’écart avec un Davy Beaudart (Innovea Environnement) qui résiste malgré ses avaries de safran. Davy qui dirige un chantier naval quand il ne court pas les océans, a su certainement trouver une parade qui lui permet de maintenir une vitesse tout à fait correcte au sein du peloton.
Handicaps de vitesse
Mais Davy n’est pas le seul à déplorer quelques soucis techniques. Petit à petit, à la vacation, les navigateurs font l’inventaire de leurs bobos. Il faut alors toute la patience et l’écoute des bateaux accompagnateurs pour remonter le moral provisoirement perdu de l’un, pour dresser une liste la plus objective possible des problèmes rencontrés. Les chiens de berger qui accompagnent la transhumance des 6,50 ont souvent une tâche ingrate, mais ils sont le trait d’union entre les solitaires sur leur coque de noix et la terre.
Ainsi, Sébastien Rogues (Eole Génération GDF Suez) a-t-il confié qu’il était aux prises avec un délaminage de son tableau arrière à hauteur de la ferrure de safran bâbord et qu’en conséquence, il devait lever le pied. Pour le reste, tout allait bien à bord et le navigateur confirmait qu’il maîtrisait effectivement la situation. Jean-Marc Allaire, quant à lui, avouait ne plus pouvoir utiliser son grand spi qui avait déjà fait l’objet d’une réparation de fortune aux Açores. Ce qui ne l’empêche pas de résister jusque là aux assauts de son compère Amaury François. Les heures à venir qui prévoient un affaiblissement des vents pourraient néanmoins être décisives.
PFB
dimanche 22 août 2010
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