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\ Horta - Les Sables
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Dan Dytch dans la molle... |
Roulette açorienne
Visiblement le vent a décidé » de jouer avec les nerfs des concurrents des Sables – Les Açores – Les sables pour ce début d’étape retour. Après un démarrage finalement plus rapide qu’espéré, les solitaires ont été cueillis par la molle dès la fin de journée. A peine 70 milles parcourus pour la tête de flotte, des écarts conséquents et déjà quelques francs-tireurs qui jouent la carte de la route directe : il va falloir garder la tête froide.
La tentation est grande : quand on navigue à 90 de grés de la route directe, que l’on subit des calmes assassins, il faut être sûr de ses choix, confiant dans sa vitesse, blindé de sérénité pour ne pas mettre brusquement la barre dans le coin et choisir le bord rapprochant à défaut de la route directe. Pour certains, c’est aussi la tentation de faire un coup, de tenter un petit hold-up quand on sait qu’a priori on n’a pas les moyens de rivaliser « à la régulière » avec les hommes de tête.
Ecarts de conduite
En prototype, Jörg Riechers (mare.de) mène la danse environ quatre milles devant le peloton au sein duquel on note quelques bouleversements. Bertrand Delesne (Prati’Buches) et Andrea Caracci (Speedy Maltese) ont été décrochés et pointent à quelque sept milles du vainqueur de la première étape. Lucas Montagne (ONG Conseil) a décidé, quant à lui, de jouer la carte de l’option solitaire de même que Dan Dytch (Ocean Works). Coup gagnant ou grand bluff, on ne le saura que d’ici quarante-huit heures quand les premiers auront accroché avec certitude le train des dépressions océaniques qui courent au delà du 40ème nord. On note aussi quelques jolies surprises comme retrouver Véronique Loisel (De l’espace pour la mer) ou Sébastien Picault (Kickers) aux avant-postes du groupe du nord. Malgré des bateaux qui ne sont plus de première génération, ils profitent du petit temps sur zone pour tirer brillamment leur épingle du jeu. Moins de surface mouillée et un surcroit de motivation leur donnent la possibilité de venir se rappeler au bon souvenir des prototypes dernier cri.
En série, la situation est loin d’être décantée entre les favoris de la première étape. Tout ce petit monde progresse doucement vers le nord. A l’arrière certains sont déjà décrochés. A mesure qu’ils enregistrent du retard, leur route tend à s’infléchir vers l’est. Quitte à perdre du terrain, autant jouer le tirage de la deuxième chance. Sans oublier qu’à la roulette, il existe souvent plus de perdants que de gagnants.
PFB
mercredi 18 août 2010
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