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\ Horta - Les Sables
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Effervescence
Pas besoin de comprimé d’aspirine pour aider au réveil des solitaires. Chacun a tenté de passer une dernière nuit au calme pour engranger des heures de sommeil. Frais et dispos, les concurrents vaquent aux dernières occupations, finissent d’embarquer les derniers vivres frais et font tourner une dernière fois les logiciels de routage. On a beau avoir bouclé la première étape, avoir déjà des milles et des milles sous la quille, chaque départ est toujours un petit déchirement.
Ils en ont profité des Açores. Arrivés depuis plus de huit jours, les concurrents des Sables – Les Açores – Les Sables ont pu s’imprégner du climat de l’archipel, traîner leurs docksides sur les pentes du Pico, dérouler x plus une fois le fil de la course, bref, vivre à plein les petits bonheurs de l’escale. La transition est d’autant plus difficile et l’on a vu que pour certains, la réappropriation du mode course n’a pas été des plus simples.
Mais en ce matin du mardi 17 août, tout le monde est sur le pont. Dernières consignes, visites de jauge pour vérifier que les bateaux sont bien dans leur configuration course, signatures de l’émargement, dépôt des téléphones portables dans un container étanche, tous ces petits gestes sont l’opportunité de faire un peu plus le vide, de se concentrer sur ce qui va être leur quotidien pendant huit jours : régler les voiles, observer les fluctuations du vent, barrer, anticiper sur la météo. Une semaine durant, ils seront déconnectés des contingences du monde «réel » pour un autre qui n’appartient qu’à eux. Comment ne pas faire des envieux ?
PFB
mardi 17 août 2010
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