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\ Les Sables - Horta
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Véronique Loisel en vue de la ligne. |
Manège à trois
Nouveau tir groupé entre la huitième et la dixième place pour, dans l’ordre d’entrée en scène, Lucas Montagne (ONG Conseil), Véronique Loisel (De l’espace pour la mer) et Paul Marette (Région Nord pas de Calais). Ces trois-là se sont battus, ont surmontés leurs soucis techniques, ont échangé leurs bonheurs ou leurs frustrations suivant les aléas de la course. Ils bouclent cette première étape et s’apprêtent à goûter le plaisir d’être allé au bout du voyage. Il sera temps de parler de la deuxième étape plus tard.
A peine plus d’une demi-heure d’écart entre Lucas Montagne, leader du trio et Paul Marette qui a fermé la marche. Des minutes qui pourraient se compter en accumulations de petits pépins techniques, de choix de navigation pas toujours appropriés, de petites erreurs de manœuvre. Ces trois-là, plutôt que de se lancer dans des comptes d’apothicaire, préfèrent savourer le bonheur de poser pied à terre à Horta, de prendre plein les yeux du paysage des îles entre soleil et nuages, de goûter les joies simples des retrouvailles .
Affaires de style
Ensuite, à chacun son mode d’expression. Lucas Montagne, décontracté, paisible a la simplicité des gens sans histoire. Un bateau éprouvé qu’il a voulu mener au rythme qui lui semblait adapté, un matériel en parfait état de marche, le Président de la Classe Mini boucle sa première grande course océanique en solitaire avec la tranquillité d’un baroudeur. Une gestion de course toute en intelligence et préservation du matériel donnent un navigateur heureux sur les pontons de la marina d’Horta.
Véronique Loisel, quant à elle, oscille entre l’excitation d’être arrivée et une fatigue légitime quand on sait que la navigatrice a connu des pannes de pilote depuis le deuxième jour de course. Pour boucler son périple, elle a dû se résoudre à réduire la toile pour trouver quelques plages de sommeil, elle a lutté contre le sommeil, monopolisant parfois la VHF pour ne pas s’endormir à la barre. Entre satisfaction d’avoir bouclé son affaire et frustration d’avoir dû limiter ses ambitions, Véronique n’a de cesse de raconter son histoire… avant de probablement s’écrouler de fatigue.
Paul Marette, quant à lui, est plutôt du genre taiseux. Obligé de rabattre ses ambitions du fait d’un ballast défaillant, il a mené sa course à sa main cherchant la bonne mesure entre attaque nécessaire et quelques menus travaux de bricolage, notamment sur le bout-dehors, outil indispensable aux allures portantes. Il n’est qu’à voir son regard pour comprendre qu’il y a retournera dès que possible. Certains n’ont pas besoin de grands mots pour faire comprendre qu’ils ont la passion de ces bateaux chevillée au corps.
PFB
dimanche 8 août 2010
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