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\ Les Sables - Horta
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Vincent Barnaud en approche de la ligne d'arrivée. |
Au pied du podium
Cinquième, sixième, septième, les classements sont plus qu’honorables. Pour autant les réactions des uns et des autres sont contrastées en fonction des attentes et des espoirs qu’ils avaient tissés au départ des Sables d’Olonne. Et les plus déçus ne sont pas forcément ceux que l’on croit.
Sébastien Picault (Kickers) cinquième sur un des bateaux les plus anciens de la flotte ne se satisfaisait pas totalement de sa performance sur cette première étape :
« Je m’étais fixé un objectif qui était d’essayer de finir à moins de trois heures des premiers. C’est loupé. On s’est retrouvé sur l’eau à avoir une trajectoire un peu médiane entre recherche de vitesse et volonté de ne pas avoir trop de mer pour ne pas casser le bateau. On n’était pas loin de Sébastien Rogues, on le voyait dans notre nord. Et puis, on s’est fait prendre dans un nuage et on est resté scotché plusieurs heures… Et voilà, à l’arrivée on prend presque dix heures… »
Vincent Barnaud (NorthStar), sixième, a la satisfaction d’arriver avec un bateau en parfait état pour la deuxième étape.
« On a retrouvé Milan avant-hier. Avec Pic on navigue ensemble depuis le golfe de Gascogne. On a vite vu que par rapport aux premiers ce serait difficile. Ils ont énormément de vitesse ; de plus ils ont choisi de monter le curseur assez haut. C’est un peu nouveau au sein de la classe Mini. Car les conditions de mer n’étaient pas évidentes pour nos bateaux. Notre démarche avec Pic, c’était d’abord de préserver le bateau. Et puis le fait d’être bord à bord permet de s’aiguillonner. Quand l’un a réussi à prendre quelques milles à l’autre, du coup le lendemain c’est le scénario inverse. »
Mail Kolacek (Follow me), septième, découvrait pour la première fois les spécificités d’une course océanique de longue durée.
« Je suis vraiment heureux. C’était ma première expérience au large et c’est magique de se savoir sur un si petit bateau sur l’océan qui est si grand. En plus, j’ai pu constater que le bateau marchait bien, je n’ai rien cassé ; c’est un point satisfaisant quand on a construit soi-même son bateau. Vraiment, je n’imaginais pas pouvoir prendre autant de plaisir sur cette course. Et puis, j’ai engrangé de l’expérience, ça me servira sûrement pour la deuxième étape. »
dimanche 8 août 2010
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