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\ Les Sables - Horta
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Bertrand Delesne trouvera-t-il l'ouverture ? |
Un bord à l’endroit, un bord à l’envers
La tête de flotte n’est plus qu’à quelque deux cent milles et des poussières de l’arrivée. Et logiquement, les écarts latéraux se resserrent. Tout le monde converge vers l’archipel des Açores, même si l’on sait qu’il reste encore quelques incertitudes. Faudra-t-il passer au nord de Terceira, risquer le passage entre Sao George et Pico ou bien encore contourner le sommet du Portugal par le sud ? Le vent qui s’oriente de plus en plus à l’est, oblige les concurrents à tirer des bords de vent arrière. Et permet d’ouvrir une dernière fois le jeu.
Inexorablement, la flotte se rapproche. Jörg Riechers (mare.de), toujours en tête, a opéré un recadrage opportun avec la bascule des vents au secteur est. Son empannage lui permet de se retrouver presque dans le même axe que son poursuivant immédiat Bertrand Delesne (Prati’Buches) qui plus de vingt milles derrière, ne peut que subir. Seule la différence de navigation peut encore créer des incertitudes : au vu des trajectoires, Bertrand a choisi de plonger un peu plus au vent arrière, quitte à perdre en vitesse tandis que les caps de Jörg sont beaucoup plus serrés. Il ne serait donc pas étonnant de retrouver au prochain pointage un nouveau petit décalage latéral entre les deux navigateurs. Mais force est de constater que le navigateur allemand est en position idéale pour ces derniers milles. Selon toute logique, les premiers devraient rallier Horta demain en fin de journée, voire en début de nuit…
Comme un air de vacances
Des derniers milles que les navigateurs abordent avec une évidente sérénité. Il semble bien que le vent se maintiendra un minimum pour permettre à la flotte de rallier Horta… Les conditions se sont franchement améliorées sur zone puisque le vent a molli d’un cran permettant une bonne récupération des solitaires. Certains avouent même avoir abusé des heures de sommeil : un bateau bien réglé sous pilote, un vent stable, une mer assagie, ne pas profiter de ces conditions pour arriver frais et lucide quand il faudra aborder les îles serait plus qu’une faute.
Stratégiquement le jeu reste encore ouvert : la rotation des vents oblige une partie de la flotte de à mettre un peu de nord dans sa route, pour espérer redescendre ensuite sur un bord favorable quand le vent aura franchement tourné à l’est. Mais ce faisant, on se rapproche du centre de l’anticyclone et le risque est réel de se faire piéger dans des zones de calmes ou beaucoup moins ventées. En prototype comme en série, les concurrents les plus au nord semblent déjà subir ce coup de frein. Il ne serait pas étonnant que les navigateurs commencent à déclencher leurs empannages. Non contents de savoir aller vite, les solitaires vont devoir réviser leurs gammes en tricot.
PFB
vendredi 6 août 2010
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