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\ Brèves diverses
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Belle arrivée par le Sud pour Marine Feuerstein, en pleine forme après treize jours de mer... |
A plus !
Marine Feuerstein était enthousiaste à son arrivée à Horta, même si elle était un peu déçue de son classement. Mais la jeune solitaire a particulièrement apprécié la vie en mer au large et en solitaire… Elle a déjà hâte de découvrir les îles et de repartir pour un retour en plus.
« C’était magique. Je pense aux moments fabuleux quand le bateau avançait tout seul à six nœuds et que j’étais couchée à un centimètre seulement de deux milles mètres de fond, au milieu de nulle part… C’était incroyablement beau ! Et j’ai pensé passer par le canal entre Sao Jorge et Pico parce qu’on m’a dit que c’est un des passages des baleines, mais ce n’était pas raisonnable pour arriver à Horta. C’est tout de même magique de voir ces îles au milieu de l’Atlantique après treize jours de mer. Je savais qu’on partait pour longtemps, donc un jour de mer de plus ou de moins… J’espère que j’aurais le temps de découvrir les Açores !
J’ai super bien mangé et je suis en pleine forme. Je me suis régalé pendant toute cette traversée. La seule chose qui ne va pas, c’est le classement, mais bon… Ce n’est pas grave et il y a une deuxième étape !
C’est un rythme que je ne connaissais pas parce que, là je dormais bien, je n’étais pas fatiguée, j’ai bien été en phase avec mon bateau. Et puis je n’ai pas eu vraiment de problèmes : juste des lattes du foc qui sont parties dans le golfe de Gascogne et deux départs en vrac quand on était sous spi où j’ai perdu un panneau solaire. C’était dommage parce que je l’avais bien préparée. En fait, quand on fait des erreurs sur ces Mini, ça se paye tout de suite.
C’est ma plus grande traversée : j’ai eu trois jours de solitude totale et j’ai trouvé ça très bien. J’ai constaté que la météo que nous recevions correspondait bien à la réalité sur l’eau. J’ai entendu qu’il y avait des abandons, mais je n’ai pas douté vraiment, sauf à cause de mon ciré qui n’était pas du tout étanche et ça devenait assez dur dans le mauvais temps d’être tout le temps trempée… Mais bon. Je trouvais ça dommage d’abandonner : je ne me voyais pas rentrer au Sables d’Olonne, gruter le bateau et passer le mois d’août chez moi. Je n’ai pas eu de doute, j’ai profité des instants, des paysages : j’étais plutôt contemplative dans le sens du romantisme allemand…
J’ai été marquée par la sortie du chenal des Sables d’Olonne où beaucoup de monde nous disait « bravo ». Mais à un moment, j’ai compris aussi qu’il me disait « au revoir », que je partais pour un voyage qui n’était pas anodin et plutôt extraordinaire ! Cela m’a pincé le cœur… »
Arrivées des prototypes de la première étape à Horta
1- Pierre Rolland (D2-Marée Haute) jeudi à 22h53’45 en 12j 09h 20’ 45’’
2- Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) vendredi à 9h32’32 en 12j 19h 59’ 32’’ à 10h38’47 du premier
3- Sébastien Stéphant (Déphémèrides) vendredi à 10h40’36’’ en 12j 21h 07’ 36’’ à 11h46’51 du premier
4- Arnaud Vasseur (Nat’Che) vendredi à 17h23’42’’ en 13j 3h 50’ 42’’ à 18h29’57’’ du premier
5- Marine Feuerstein (C20) vendredi à 19h37’54’’ en 13j 5h 28’26’’ à 20h07’41’’ du premier
Propos recueillis par DBo.
samedi 9 août 2008
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