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\ Brèves diverses
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Beaucoup de redistributions des cartes sur cette première étape pour Pierre-Yves Lautrou. |
A l’écoute…
Leader pendant une semaine, Pierre-Yves Lautrou revient sur cette première étape longue et difficile qui laisse entendre que la meilleure préparation pour la course Les Sables-les Açores-Les Sables est de faire la Mini Transat avant… Extraits d’un spécialiste du circuit Mini.
« Pour faire simple, c’était long, c’était dur, c’était du baston, c’était de la pétole : c’était mentalement difficile. Et j’ai pris cher ! Quand tu te dis que le lendemain, tu es enfin arrivé et que tu retombes dans des calmes, sans en voir la fin… Et les quatre premiers jours avec trente nœuds de vent, ce n’est pas tant que ça, mais sur des Mini dans le golfe de Gascogne, sur une mer croisée, avec en plus le rail des cargos que j’ai croisé deux fois ! Et quand tu entends les abandons… C’est très dur.
Jusqu’à la nuit du 4 août, ça se passait pas trop mal pour moi, mais quand j’ai perdu mon pilote, ma VHF, mes petits camarades… et quinze milles ! Heureusement, j’ai récupéré le mode compas sur mon pilote en relisant les notices, en ouvrant les boîtiers.
Jusqu’à cette nuit-là, j’avais le sentiment d’avoir navigué proprement, de ne pas avoir pris d’option radicale, d’être dessus raisonnablement en préservant le bonhomme : ma première partie de course était bien, car j’étais dans le rythme même si on en bavait... Se faire à manger, aller aux toilettes, c’était infernal ! Tu redeviens animal…
Après, j’ai été secoué psychologiquement quand j’ai vu mes concurrents partir alors que je voulais traverser la dorsale : j’ai même mis mon gennaker pour la franchir mais je me suis enfin aperçu qu’il fallait remonter au Nord… parce que l’anticyclone nous tombait dessus. Je suis allé dormir et je ne me suis pas réveillé à temps pour réagir au bon moment. J’ai lâché mentalement après ça à cause de problèmes de girouette parce qu’on ne voyait rien la nuit. J’ai même eu des crises d’angoisse à l’idée qu’il allait falloir repartir juste quelques jours après l’arrivée… Mais ce matin, avec les îles volcaniques, le lever du soleil, une petite brise, au près à 6,5 nœuds, quel spectacle ! Le marin a une capacité à oublier les moments difficiles… Avec ces Mini, on passe de l’enfer au paradis en quelques minutes, il suffit d’une bascule du vent de dix degrés ou un renforcement de cinq nœuds… On se met dans des états ! C’est génial, même si on a parfois l’impression de partir au front, de sortir d’une tranchée quand il faut aller mettre le tourmentin à l’avant… Ca fait des souvenirs ! »
Arrivées des voiliers de série de la première étape à Horta
1- Francisco Lobato (Looking for…) jeudi à 22h08’49 en 12j 08h 35’ 49’’
2- Jérôme Lecuna (I feel good) jeudi à 23h55’29 en 12j 10h 22’ 29’’ à 1h46’40 du premier
3- Charlie Dalin (Antalis) vendredi à 6h02’05’’ en 12j 16h 29’ 05’’ à 7h53’16 du premier
4- Fabien Sellier (Yemaya) vendredi à 6h03’11’’ en 12j 16h 30’ 11’’ à 7h54’22 du premier
5- Oliver Bond (Base Camp) vendredi à 6h44’30’’ en 12j 17h 11’ 30’’ à 8h35’41 du premier
6- Benoît Sineau (Cachaca) vendredi à 7h17’35’’ en 12j 17h 44’ 35’’ à 9h08’46 du premier
7- Damien Guillou (Demi-Clé) vendredi à 8h21’29’’ en 12j 18h 48’ 29’’ à 10h12’40 du premier
8- Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement) vendredi à 10h56’58’’ en 12j 21h 23’ 58’’ à 12h48’09 du premier
Propos recueillis par DBo.
vendredi 8 août 2008
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