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\ Brèves diverses
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Très dure expérience pour Stéphane Le Diraison sur la route Nord... |
A droite !
Stéphane Le Diraison revient sur son option droite, au Nord prise dès les premiers milles où il s’est fait particulièrement secoué, l’obligent à repiquer plein Sud. Une arrivée sous spinnaker par le Sud de Pico ce vendredi matin.
« Au Nord, ça a été terrible ! Mon routeur était bien inspiré… mais pour un 60 pieds Open, pas pour un Mini ! Evidemment que c’était une bonne option mais par plus de trente-cinq nœuds au près avec des rafales à cinquante nœuds et des creux de plus de six mètres déferlants, ce n’est pas gérable pour un voilier de 6,50 mètres de progresser comme les routages… J’y suis resté autant que je pouvais, mais j’ai craqué quand une pièce de fixation de la barre s’est arrachée : je n’avais donc plus de pilote et dans ces conditions dantesques, ce n’était plus jouable ! Je me suis mis plusieurs fois à contre sur une méchante vague avec le ballast rempli et la quille sous le vent : ce n’était pas folichon… J’ai d’ailleurs cassé un ballast en me retrouvant en vrac travers à la lame : c’était hyper dangereux.
J’ai dû barrer pendant deux jours et je me suis retrouvé dans un état de fatigue extrême, d’épuisement intense, mais j’ai retrouvé les autres concurrents : il faisait beau, j’ai retrouvé le sourire parce que cela ressemblait de nouveau à de la régate. Mais je n’étais plus du tout lucide, très affaibli et je me suis endormi des heures durant malheureusement au moment où il fallait être sur le pont… Je payais l’addition de ce que j’avais vécu avant ! Quand le vent est revenu, ma barre a cassé de nouveau parce que la réparation que j’avais faite tenait par dix nœuds de vent mais pas avec vingt-cinq nœuds au près. Je ne pouvais pas bricoler parce qu’il y avais trop de mer ce qui m’a obligé à barrer de nouveau pendant deux jours… J’étais à la limite physique, je n’arrivais plus à rien, j’avais des hallucinations, j’étais persuadé d’avoir quelqu’un à la barre ! Je ne savais plus où j’en étais…
A l’approche de l’archipel, j’ai enfin retrouvé mes esprits et comme il y avait du match avec les autres Mini, j’ai recollé mais jusqu’au bout, ce fut la galère : comme j’étais le plus au Sud et que le vent revenait par ce secteur, je me suis dis que ça pouvait passer en s’écartant des îles. C’est presque passé ! Mais à 20 milles de l’arrivée, le vent a tourné à droite et je me suis retrouvé sous le volcan de Pico dans des calmes… Il avait été dit que jusqu’au bout, ce serait un calvaire, surtout quand j’entendais mes copains que j’avais relégué à plusieurs milles la veille, passer les uns après les autres la ligne d’arrivée : ce fut psychologiquement très dur ! L’aspect compétition n’est pas brillant et côté humain, ça a été plus difficile que permis. Je suis frustré parce que le bateau va vite et se faire bloquer par un détail est toujours rageant. C’est l’enchaînement des galères qui a été très rude à vivre : il faut que je me repose car là, je suis incapable de repartir… J’ai pas mal de choses à réparer : voile, pilote, barre… Cette course est beaucoup plus dure qu’une Mini Transat ! Il faut que je retrouve la motivation et l’envie parce que le bateau a un gros potentiel. »
Arrivées des prototypes de la première étape à Horta
1- Pierre Rolland (D2-Marée Haute) jeudi à 22h53’45 en 12j 09h 20’ 45’’
2- Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) vendredi à 9h32’32 en 12j 19h 59’ 32’’ à 10h38’47 du premier
Propos recueillis par DBo.
vendredi 8 août 2008
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