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\ Brèves diverses
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Antoine Grau préside la Classe Mini depuis 2004. |
Le point de vue de…
Président de la Classe Mini depuis quatre ans, Antoine Grau a pu constater que la flottille des Mini grossit chaque saison avec de nouveaux voiliers de série et des prototypes de plus en plus sophistiqués, et que de nouveaux solitaires viennent faire bouger les lignes… Interview !
« C’est encourageant de voir que la ville des Sables d’Olonne, les Açoriens et tous les partenaires de la course ont voulu renouveler l’expérience de 2006 : cela prouve que la première édition a été réussie alors que tout avait été monté en quelques mois avec un nouvel organisateur, une escale atlantique, une nouvelle ville de départ et d’arrivée… Et pour cette deuxième fois, force est de constater que les concurrents sont très satisfaits de l’accueil qui leur est réservé, grâce à l’engagement des bénévoles sablais, du professionnalisme des Sports Nautiques Sablais, de la convivialité des commerçants locaux… Certes, il faut noter une petite diminution du nombre d’inscrits puisqu’ils sont cinquante contre soixante-neuf en 2006, mais cela s’explique par un fort renouvellement générationnel dans la Classe Mini, par la difficulté à se qualifier, par la création d’une deuxième Mini Transat les années paires à partir de 2010 et par une conjoncture économique délicate. Mais soyons réalistes : peu de courses océaniques peuvent aligner cinquante solitaires qui courent au sein du même catégorie ! La Solitaire du Figaro aussi a lancé ce vendredi autant de skippers…
Fort de son expérience de 2006 et du succès de l’épreuve, Les Sables-Les Açores-Les Sables n’a pas bouleversé son organigramme ni son approche de la course : elle s’appuie sur les mêmes compétences, privilégie la sécurité, accompagne les Mini avec quatre bateaux rapides, permet le suivi en permanence avec les baises Argos, diffuse des bulletins météo établis par des professionnels… Le dispositif mis en place est équivalent à celui d’une Mini Transat et n’oublions pas que chaque skipper doit remplir un nombre conséquents d’impératifs pour s’élancer sur une épreuve océanique en solitaire sur un Mini : une qualification de 1 000 milles sur des courses Mini, un parcours imposé de 1 000 milles en solo, des stages de survie… Et je pense aussi que ce format de course aller-retour entre la Vendée et les Açores est plus difficile qu’une Mini Transat ! D’abord parce que ce parcours de deux fois 1 300 milles correspond à deux fois la première étape La Rochelle-Madère ; ensuite parce que le rythme imposé est forcément élevé parce que la distance est justement intermédiaire entre les courses de préparation type Mini Fastnet et une traversée de l’Atlantique : c’est du demi-fond ! Et les conditions météorologiques sont beaucoup plus variées, plus incertaines, plus complexes, laissant le champ libre à plus d’expression tactique… D’expérience, l’aller et le retour n’ont rien à voir en terme de stratégie !
Et pour cette édition, les prévisions sont dans ce sens d’une difficulté accrue : le golfe de Gascogne s’annonce tordu et il va falloir garder son sang froid pour affronter ces vents très inconstants… Surtout que l’Atlantique semble peu coopératif pour aller jusqu’aux Açores. Ce sera une première étape longue, physiquement sollicitante, mentalement dure : les premiers à Horta seront incontestablement d’excellents marins et de redoutables régatiers car il faudra concilier ces deux qualités pour négocier ces calmes et ces changements de tempo incessants ! »
Propos recueillis par DBo.
vendredi 25 juillet 2008
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