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\ Brèves diverses
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Antoine Grau, Président de la Classe Mini. |
Le point de vue de la Classe Mini
Antoine Grau, président de la Classe Mini, fait le point sur cette première édition des Sables-Les Açores-Les Sables. Un bilan très encourageant qui montre que cette nouvelle épreuve s’intègre parfaitement dans le calendrier et attire une très large population d’étrangers qui viennent glaner les podiums…
Comment s’est déroulée cette nouvelle course ?
« Depuis plusieurs années, la Classe Mini qui représente les coureurs, désirait qu’une grande course océanique en solitaire soit organisée les années paires. Il y a eu plusieurs tentatives qui ont avorté avec d’autres villes de départ. En cinq mois avec la ville des Sables d’Olonne, le projet a pris forme et s’est concrétisé de manière superbe ! Je suis enchanté de la façon dont cela a été organisé par les Sports Nautiques Sablais, avec une implication très forte des membres du club, des bénévoles, des commerçants, de la ville et des habitants des Sables. Sans compter la détermination et l’extraordinaire engouement suscité aux Açores : je tiens à remercier particulièrement Armando Castro qui a été le catalyseur des énergies à Horta et qui, malgré bien des déconvenues ces dernières années, a sans cesse porté cette course pour que l’île de Faïal accueille les Minis pendant les Fêtes de la Mer. »
Quel avenir après cette première édition ?
« Nous sommes très enthousiastes pour récidiver parce qu’à tous les niveaux, la course a été magnifique, tant sur l’eau qu’à terre. Et le retour des solitaires est vraiment extraordinaire : ils se sont faits plaisir, ils en ont bavé aussi, mais tant le parcours, que la météo, que l’ambiance, que la découverte des Açores, que la solitude pendant plusieurs jours pour nombre d’entre eux qui s’initiaient à la course océanique, que l’accueil aux Sables d’Olonne et à Horta, tout a été parfait… Le but de la Classe Mini est bien évidemment de pérenniser cette épreuve, pour faire le pendant de la Mini Transat les années paires. »
Mais c’est tout de même une course très spécifique ?
« Je crois qu’elle correspond aux désirs de coureurs plus âgés que sur la Mini Transat. Parce qu’elle est moins sollicitante en terme de disponibilité, en terme de dates, en terme de logistique, en terme de coût. Mais cela ne signifie pas du tout que la course Les Sables-Les Açors-Les Sables soit une épreuve plus facile ! Au contraire, je crois… En écoutant les skippers à l’arrivée et particulièrement ceux qui ont déjà fait la Mini Transat, on s’aperçoit que le parcours est plus ouvert, plus technique, plus tactique, peut-être plus dur à gérer car le rythme est très élevé dès le départ. En tous cas, rassembler 69 partants alors que la course a été officiellement annoncée six mois avant, est déjà une réussite. Cela montre que les membres de la Classe Mini attendaient impatiemment cette épreuve océanique en solitaire. Parce qu’en plus, il fallait se qualifier, donc participer à des courses d’avant saison… Et nous avons pu constater que les qualifications demandées n’étaient pas du tout superflues : la course a été dure, difficile, très intéressante et très ouverte côté résultats. »
Et quels sont les échos des coureurs ?
« Ils ont été surpris pour la plupart, par le rythme imposé et par la variété des conditions météorologiques. Ce n’est pas du tout une course estivale côtière ! Il y a eu de la brise, de la pétole, du matériel à gérer, des options à prendre… Ceux qui préparent la Mini Transat sont extrêmement contents parce que cette course leur a appris énormément de choses. »
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
« Je suis particulièrement content de voir que l’internationalisation de la Classe Mini n’est pas un vain mot… Peu de séries dans le monde peuvent se targuer d’une telle diversité, surtout pour une course océanique en solitaire ! Et voir que la première étape a été gagnée par un Portugais en voilier de série et la deuxième par un Espagnol, est enthousiasmant. De voir aussi un Slovène monter sur le podium parmi les prototypes : cela prouve que de nouvelles nations viennent à la course au large avec succès, que l’ensemble des séries existantes va s’enrichir grâce à nos petits voiliers… La Classe Mini est devenue la série la plus internationale de la voile océanique. »
DBo.
mardi 29 août 2006
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