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Hervé Piveteau a claqué le record de distance en 24h avec 259,4 milles ! |
Heures et heurts
C’est l’heure des classements généraux (prototypes et voiliers de série), même s’il reste encore neuf solitaires en mer, à une journée environ des Sables d’Olonne. L’heure aussi du bilan des heurts et malheurs de cette deuxième étape. Un résultat très positif puisque aucun abandon n’est à déplorer pour ce retour entre Horta et la Vendée.
Première constatation : les leaders n’ont eu à encaisser aucune avarie importante sur cette deuxième étape, certes marquée par les petits airs, mais aussi tout de même par une sortie des Açores plutôt musclée et un final extrêmement rapide dans le golfe de Gascogne. Avec vingt à vingt-cinq nœuds au près dans une mer très courte, très hachée, les corps étaient sollicités mais aussi le matériel : trois concurrents revenaient d’ailleurs au port de Faïal, Fabien Despres (Soitec) pour réparer la déchirure de son génois, Hugo Ramon (Emotion) suite à la rupture de sa fixation d’étai, Pierre Brasseur (Peinture Ripolin) pour des problèmes électriques et de pilote.
Ensuite, les hautes pressions ont surtout fatigué les nerfs quand les vitesses culminaient à un nœud pendant des heures… La sanction a été immédiate : ceux qui ont réussi à mettre du charbon dès l’île de Graciosa dans leur tableau arrière, ont toujours bénéficié d’un petit flux de secteur Nord-Est à Nord qui leur permettait de devancer l’anticyclone des Açores. Mais le gros de la flotte, et en particulier les voiliers de série qui ne pouvaient pas suivre le rythme des prototypes, se sont faits coiffer : plus au moins au Nord ou au Sud de la route directe, ils n’ont pu éviter les calmes. Il n’y avait donc rien à faire, si ce n’est prendre son mal en patience ou tenter un coup clairement au Nord, mais changer de stratégie en milieu de parcours n’est jamais une mince affaire !
Petits bobos et avaries résolues
Les premiers soucis sont venus essentiellement des pilotes automatiques et des circuits électriques. Une panne d’alimentation devient extrêmement dure à gérer sur ces voiliers de 6,50 mètres qui sont très sensibles aux réglages et peuvent difficilement tenir leur route sans barreur ou sans pilote. Le pire a été vécu par Sébastien Picault (Groupe Royer) sans électricité trois jours après le départ de Horta, puis Grégory Magne (20 minutes) à 800 milles de l’arrivée et Adrien Monsempes (SAS) : tous les trois terminent à petite vitesse. Peter Laureyssens (Ecover) a aussi eu du mal à se recaler à l’atterrissage sur la Vendée sans énergie, sans GPS, sans pilote… D’autres ont connu des problèmes plus délicats comme Dominique Barthel (Yamm) qui a cassé son safran bâbord quatre jours après le coup de canon, tel Andrew Wood (domosofa.com) qui a rompu une barre de flèche depuis six jours…
Et du côté des arrivants, les petits bobos touchent essentiellement les bouts dehors, les pilotes, les safrans à cause d’objets flottants, les voiles déchirées lors des rafales brusques du golfe de Gascogne. Mais au final, sur les 69 partants le 30 juillet des Sables d’Olonne, 59 arrivaient à Horta dont Clay Burkhalter (Acadia) sous gréement de fortune. Comme l’Américain ne pouvait pas réparer avant le départ, ce sont donc 58 solitaires qui prenaient le chemin du retour le 16 août. Et normalement, tous devraient franchir la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne avant le temps limite (96 heures après le premier arrivé de chaque catégorie).
Cette première édition a donc démontré tout son intérêt dans le calendrier Mini et surtout confirmé que ce parcours allie diversité stratégique et météorologique, rythme intense, bouleversements de classement et retournements de situation…
Les étrangers en force
Sur la ligne de départ, le dimanche 30 juillet à 12h30, ils étaient vingt-quatre étrangers représentants quatorze nations : deux Australiens, trois Espagnols, deux Britanniques, un Polonais, deux Slovènes, trois Allemands, deux Américains, deux Belges, deux Néerlandais, deux Tchèques, une Singapourienne, un Portugais, un Suisse… et une armada de Français venus de nombre de épartements de l’Hexagone. Et au final, les étrangers font une entrée en force dans le circuit Mini avec la victoire du Portugais Francisco Lobato (BPI) et celle de l’Espagnol Gerard Marin (Escar l’escala-CN Llanca) en voilier de série pour la première et la deuxième étape, la troisième place au classement général du Slovène Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) chez les prototypes. La venue aussi de nombre de jeunes coureurs issus de la filière du dériveur comme Adrien Hardy (Brossard), de Gerard Marin, de Francisco Lobato, de Jean-François Quélen (Galanz)… a rehaussé le niveau technique.
Enfin, cette course a aussi montré que les Minis sont menés de plus en plus loin et vite, même pour les voiliers de série, puisque le record de distance en 24 heures a été établi lors de la deuxième étape par Hervé Piveteau (Jules) sur un Pogo-2, avec 259,4 milles à la moyenne de 10,80 nœuds sur un voilier de 6,50 mètres de long !
Arrivées de la deuxième étape des Sables-Les Açores-Les Sables (1 270 milles) :
1-David Sineau (Bretagne Lapins) en 8 jours 19 heures 58 minutes 14 secondes, à six nœuds de moyenne
2-Adrien Hardy (Brossard) en 8j 20h 35’ 18’’, à 37’ 04’’ du vainqueur
3-Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) en 8j 22h 15’ 54’’, à 2h 17’ 40’’ du vainqueur
4-Isabelle Joschke (Degrémont) en 8j 22h 32’ 20’’, à 2h 34’ 06’’ du vainqueur
5-François Salabert (Aréas Assurances) en 8j 23h 23’ 09’’, à 3h 24’ 55’ du vainqueur
6-Gerard Marin (Escar l’escala-CN Llanca) en 9j 01h 13’ 04’’, premier voilier de série
7-Fabien Despres (Soitec) en 9j 01h 15’ 18’’, à 5h 17’ 04’’ du vainqueur
8-Nicholas Brennan (Rafiki) en 9j 06h 58’ 01’’, à 10h 59’ 47’’ du vainqueur
9-Peter Laureyssens (Ecover) en 9j 07h 02’ 25’’, à 11h 04’ 11’’ du vainqueur
10-Kristian Hajnsek (Adria Mobil) en 9j 08h 54’ 12’’, à 12h 55’ 58’’ du vainqueur
11-Hervé Piveteau (Jules) en 9j 10h 19’ 12’’, à 9h 06’ 10’’ du vainqueur voilier de série
12-Olivier Cusin (NégaWatt) en 9j 13h 29’ 39’’, à 17h 31’ 25’’ du vainqueur
13-Ronan Deshayes (PCO Technologies) en 9j 14h 25’ 10’’, à 18h 26’ 56’’ du vainqueur
14-Francisco Lobato (BPI) en 9j 16h 03’ 57’’, à 14h 50’ 53’’ du vainqueur voilier de série
15-Xavier Haize (Carben Composites) en 9j 16h 32’ 03’’, à 20h 33’ 49’’ du vainqueur
16-Thomas Ruyant (Faber France) en 9j 20h 24’ 59’’, à 1j 00h 26’ 45’’ du vainqueur
17-Yoann Vadeleau (Owl) en 9j 21h 59’ 28’’, à 1j 02h 01’ 14’’ du vainqueur
18-Mathieu Girolet (Le roi du matelas) en 9j 22h 14’ 31’’, à 21h 01’ 27’’ du vainqueur voilier de série
19-Elodie Riou (KPMG) en 9j 22h 21’ 36’’, à 21h 08’ 32’’ du vainqueur voilier de série
20-Fabrice Lucat (Hakuna Matata) en 9j 22h 31’ 30’’, à 1j 02h 33’ 16’’ du vainqueur
21-Jean-Marie Vidal (Jason) en 9j 22h 32’ 16’’, à 1j 02h 34’ 02’’ du vainqueur
22-Jean-François Quélen (Galanz) en 10j 00h 11’ 15’’, à 22h 58’ 11’ du vainqueur voilier de série
23-Thibault Reinhart (Les blouses rose-Colas) en 10j 01h 21’ 38’’, à 1j 00h 08’ 34’’ du vainqueur voilier de série
24-Mark Bloom (Mini 352) en 10j 01h 23’ 46’’, à 1j 05h 25’ 32’’ du vainqueur
25-Vincent Barnaud (STGS.fr) en 10j 01h 47’ 19’’, à 1j 00h 34’ 15’’ du vainqueur voilier de série
26-Thomas Bonnier (architecture élémentaire) en 10j 01h 49’ 22’’, à 1j 00h 36’ 18’’ du vainqueur voilier de série
27-Alexis Hupin (Manu Poki) en 10j 02h 28’ 54’’, à 1j 01h 15’ 50’’ du vainqueur voilier de série
28-Lucas Schroder (Netherlands One) en 10j 03h 21’ 35’’, à 1j 02h 08’ 31’’ du vainqueur voilier de série
29-Jérôme Koch (Metéor) en 10j 04h 05’ 50’’, à 1j 08h 07’ 36’’ du vainqueur
30-Rémi Daudin (Déolen) en 10j 04h 32’ 02’’, à 1j 08h 33’ 48’’ du vainqueur
31-Raoul Cospen (1000bateaux.com) en 10j 06h 12’ 50’’, à 1j 10h 14’ 36’’ du vainqueur
32-Antoine Debled (ADD modules) en 10j 07h 12’ 36’’, à 1j 05h 59’ 32’’ du vainqueur voilier de série
33-Romain Vidal (Bingo) en 10j 07h 37’ 50’’, à 1j 06h 24’ 46’’ du vainqueur voilier de série
34-Jaro Kaczorowski (Alliantz.pl) en 10j 07h 39’ 56’’, à 1j 11h 41’ 42’’ du vainqueur
35-Stéphan Bonvin (Marcel for ever) en 10j 07h 45’ 18’’, à 1j 11h 47’ 04’’ du vainqueur
36-Sébastien Marsset (Raisonances) en 10j 08h 16’ 48’’, à 1j 07h 03’ 44’’ du vainqueur voilier de série
37-Henrik Masakowitz (Merlin Soft) en 10j 08h 45’ 32’’, à 1j 12h 47’ 18’’ du vainqueur
38-David Rawlinson (Spot) en 10j 08h 45’41’’, à 1j 12h 47’ 27’’ du vainqueur
39-Nacho Orti (Intrepid Project Valencia) en 10j 09h 13’ 43’’, à 1j 13h 15’ 29’’ du vainqueur
40-David Krizek (Atlantic FT) en 10j 09h 53’ 51’’, à 1j 08h 40’ 47’’ du vainqueur voilier de série
41-Bertrand Delesne (Napadelis) en 10j 10h 22’ 56’’, à 1j 14h 24’ 42’’ du vainqueur
42-Dominik Zurrer (Ubik 245) en 10j 10h 36’ 00’’, à 1j 09h 22’ 56’’ du vainqueur voilier de série
43-Fabien Sellier (Surfrider Foundation) en 10j 12h 06’ 48’’, à 1j 10h 53’ 44’’ du vainqueur voilier de série
44-Karen Leibovici (Tam Tam) en 10j 13h 11’ 00’’, à 1j 17h 12’ 46’’ du vainqueur
45-Yannick Allain (Night Fever) en 10j 13h 31’ 25’’, à 1j 17h 33’ 11’’ du vainqueur
46-Isabelle Magois (Voilerie Quantum) en 10j 14h 58’ 17’’, à 1j 13h 45’ 13’’ du vainqueur voilier de série
47-Jelmer Bouw (Sailcenter.nl) en 10j 16h 38’ 42’’, à 1j 15h 25’ 38’’ du vainqueur voilier de série
DBo.
dimanche 27 août 2006
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