 |
\ Divers
|

Première grande victoire océanique en solitaire pour Adrien Hardy. |
Un Adrien hardi
Adrien Hardy est arrivé second aux Sables d’Olonne à 37 minutes derrière le vainqueur de la seconde étape David Sineau. Mais le skipper de Brossard s’impose au classement général avec près de deux heures d’avance sur son dauphin.
« En fin de nuit, j’ai eu une petite avarie parce que j’ai touché un rondin de bois : il a touché mon safran et je me suis arrêté une petite demi-heure pour réparer avec la caisse à outils et resserrer les boulons de la ferrure. C’est assez incroyable de voir en arrivant dans le golfe de Gascogne, le nombre d’objets qui flottent en mer…
J’ai choisi de partir au Nord à mi-parcours parce que c’était mon projet initial au départ des Açores. Mais au fur et à mesure que nous progressions vers le Nord-Est proche de la route directe, les informations météorologiques fournies par la Direction de Course nous laissaient bien entendre qu’il y avait bien un flux de secteur Ouest au Nord du 45° parallèle. J’ai toujours cru qu’il fallait monter là-haut mais après la sortie de l’archipel mais ce n’était pas franchement possible sans traverser les calmes de la dorsale anticyclonique. Cela a été très dur parce que pendant deux jours, j’ai vu mon classement tomber dans les profondeurs et surtout, je concédait plus de 120 milles à David Sineau ! Alors qu’il ne restait que trois jours de navigation… Ce n’était pas facile d’y croire encore. Et à l’entrée du golfe de Gascogne, j’avais encore plus de 80 milles de retard à seulement 200 milles de l’arrivée. Je pensais que les leaders allaient tomber dans une molle en arrivant sur l’Espagne, ou qu’ils auraient du Nord Est à tirer des bords : et bien non ! Alors à ce moment, j’ai vraiment douté de moi, du fait de pouvoir rattraper autant de milles en aussi peu de temps.
Jeudi matin, en plus, le vent est tombé… C’était très dur dans la tête parce que les autres avançaient mais je n’ai jamais baissé les bras. Je pense qu’il y a trois jours, personne n’aurait parié sur moi !
Cette course est une réussite totale par rapport à l’organisation en quelques mois, par rapport à la course en elle-même avec un bon niveau sportif et un parcours très technique. Ce n’est pas plus facile que la Mini Transat, au contraire ! C’est plus intéressant au niveau météorologie : à l’aller comme au retour, on a un peu toutes les conditions possibles. Le bateau s’est toujours bien comporté et je l’en remercie… C’est ma première grande victoire en course au large et surtout cette deuxième étape, aussi intense ! La bataille sur l’eau depuis deux jours, c’est magnifique… On est allé tellement vite ces dernières heures. »
Arrivées de la deuxième étape des Sables-Les Açores-Les Sables (1 270 milles) :
1-David Sineau (Bretagne Lapins) en 8 jours 19 heures 58 minutes 14 secondes, à six nœuds de moyenne
2-Adrien Hardy (Brossard) en 8j 20h 35’ 18’’, à 37’ 04’’ du vainqueur
3-Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) en 8j 22h 15’ 54’’, à 2h 17’ 40’’ du vainqueur
4-Isabelle Joschke (Degrémont) à 8j 22h 32’ 20’’, à 2h 34’ 06’’ du vainqueur
Temps cumulé sur deux étapes de la course les Sables-Les Açores-Les Sables :
1- Adrien Hardy (Brossard) en 16j 18h 16’ 58’’
2-David Sineau (Bretagne Lapins) en 16j 20h 15’ 56’’, à 1h 58’ 58’’ du vainqueur
3-Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) en 16j 21h 21’ 09’’, à 3h 04’ 11’’ du vainqueur
4-Isabelle Joschke (Degrémont) à 16j 23h 37’ 05’’, à 5h 20’ 07’’ du vainqueur
DBo.
vendredi 25 août 2006
|
|
|