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Isabelle Joschke a des arguments pour ce final dans le golfe de Gascogne qui s'annonce enfin rapide ! |
Rugby sur l’onde
C’est la mêlée sur le terrain de jeu ! Le pack a eu du mal à s’extraire de la médiane et les trois-quarts foncent vers l’embut… Mais qui marquera l’essai aux Sables d’Olonne dans deux jours ? Sur l’aile gauche, Adrien Hardy est le plus rapide, sur l’aile droite David Sineau a déjà couvert les trois quarts du terrain et au centre, Isabelle Joschke est en position favorable pour le sprint final. Le match est ouvert.
Au regard des trajectoires des Minis depuis leur sortie de l’archipel des Açores, il y a exactement une semaine, c’est un vrai ballon ovale qui a fait sa trace sur l’Atlantique ! Certains ont choisi l’option Nord pour une belle courbe vers le golfe de Gascogne, d’autres ont opté pour la voie du Sud avant de remonter vers la pointe espagnole, le pack a visé le centre pour se faire plaquer au milieu du terrain…
C’est donc par les ailes, que les meilleurs joueurs ont débordé la mêlée : Gerard Marin suivi par Adrien Hardy a choisi la ligne de touche à gauche et les deux solitaires foncent vers les poteaux sablais à plus de huit nœuds dans un flux portant de Nord Ouest de plus en plus soutenu. David Sineau, leader depuis trois jours, est sur l’aile droite, près des côtes hispaniques et peine un peu, à six nœuds de moyenne dans un vent plus mou et moins portant. En position intermédiaire, Isabelle Joschke est suffisamment au large pour éviter les molles espagnoles et attraper la nouvelle brise qui vient du large. Bilan : les trois voies sont incertaines et le final est loin d’être acquis !
La chasse au Lapin
Si la chasse est ouverte samedi en Vendée, elle est déjà en cours dans le golfe de Gascogne ! David Sineau (Bretagne Lapins) est dans le viseur de cinq solitaires (Laureyssens Joschke, Salabert, Marin, Hardy)… Le leader a finalement réussi à passer au large du cap Finisterre, sans avoir de virement de bord à faire : le vent est resté calé au secteur Nord à Nord-Est une dizaine de nœuds, et non Nord-Est vingt nœuds comme annoncé. Le navigateur a donc pu déborder la pointe espagnole sans passer sur le plateau continental, mais sa position plus Sud par rapport à ses concurrents les plus dangereux, risque de lui faire perdre du terrain dans ce rush final : la brise devrait mollir en restant calée au Nord ce mercredi près de la péninsule ibérique, alors qu’elle se renforce par l’arrière, pour les Nordistes Adrien Hardy (Brossard) et Gerard Marin (Escar l’escala-CN Llanca) avec du Nord Ouest 15-20 nœuds et l’arrivée d’un front froid ce midi.
L’accélération du rythme arrive donc par derrière et elle devrait tenir jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne vendredi. Entre les deux, Isabelle Joschke (Degrémont) pourrait mieux tirer les marrons du feu en évitant les vents faibles de l’Espagne et en touchant le Nord Ouest suffisamment tôt pour ne pas se faire rattraper par les Nordistes. Tout risque de se jouer à quelques heures près !
Et du côté des poursuivants, la situation s’est enfin décantée : la bulle anticyclonique qui a bloqué le peloton pendant deux jours, a explosé et tout le monde bénéficie d’un vent de secteur Ouest qui permet de progresser en route directe vers le but, à plus de six nœuds. Ouf !
Mêlée ouverte
C’est donc le grand chambardement dans la hiérarchie et rien n’est joué à encore 600 milles de l’arrivée… Seule quasi certitude : la victoire parmi les voiliers de série ne semble plus pouvoir échapper à Gerard Marin qui possède cent milles d’avance sur son suiveur, Mathieu Girolet (Le roi du matelas), soit un bon coussin d’écart… et 140 milles sur le vainqueur de la première étape, le Portugais Francisco Lobato (BPI) ! L’Espagnol avec son option radicale, est même pointé cinquième au scratch et peut viser la première place aux Sables d’Olonne : devant tout le monde avec un voilier de série… pour récolter le joyau des ondes marines !
Encore 370 milles pour les leaders, encore 730 milles pour les retardataires, Hugo Ramon (Emotion) et Pierre Brasseur (Peintures Ripolin) qui étaient revenus après le départ des Açores mercredi dernier, et repartis avec plus d’une demie journée d’écart.
DBo.
mercredi 23 août 2006
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