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\ PYL en face
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Vu du bord de 40 000 milles sabords. |
On est parti pour manger du près
Une petite voile qui grossit à l'horizon, une coque à bouchains bien calée au près : c'est Bertrand Delesne à bord de Napadélis. Interview à la volée, entre le thé et la vacation du soir... C'est qu’on ne chôme pas à bord de 40 000 Sabords !
Bertrand, comment se passe ce début de course pour toi ?
« Ca a été très dur, j'étais malade avant de partir, j'ai vomi toute la nuit, j'étais un peu vidé en prenant le départ. Je ne suis pas parti dans les meilleures conditions ! Mais là, ça commence à aller mieux, je retrouve la forme. »
Quelle est ta stratégie de course ?« Je voulais partir dans l'Est, mais finalement, je suis monté dans le Nord avec de l'adonnante. J'ai viré au milieu de la première nuit et en attendant le vent de nord, je suis sur le bord rapprochant. »
Comment vois-tu la suite ?
« On est parti pour manger du près ! Je n'ai pas sorti un spi depuis le début de la course, vu que j'ai cassé mon bout-dehors sur la première étape. J'espère rester en contact avec d'autres concurrents. Avec Michel (Viu, n°599, Ange) on s'est retrouvé par hasard, on est de la même association Armor Grand Large. Naviguer à vue, c'est toujours sympa. »
Pas trop dur de repartir des Açores ?
« Si ! L'accueil a été incroyable, les îles sont superbes, les Portugais sont géniaux. J'ai franchement envie d'y retourner pour explorer plus complètement l'archipel. »
Propos recueillis par 40 000 Sabords le 17/08/2006 à 18.30 TU]
Pierre-Yves Lautrou
vendredi 18 août 2006
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