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\ Brèves diverses
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Première expérience réussie pour Elodie. |
Commentaires à terre : n°460
Elodie Riou (KPMG), neuvième voilier de série, en 8j 10h 49’ 48’’, à 07h15’ 23’’ du vainqueur.
« En fait, j’ai été super malade. Pendant 48 heures, je n’ai rien pu avaler. Tout juste boire un peu. Je ne pouvais même pas aller au fond du bateau pour ranger le matériel dans le bateau ou chercher de quoi m’alimenter. Je suis restée allongée au fond du cockpit, attachée avec mon harnais. À ce moment-là, je me suis posé la question de faire demi-tour car il y avait le risque de ne plus être en mesure de gérer le bateau. Et pendant la première nuit, il fallait en plus faire attention aux cargos. J’en avais les jambes qui tremblaient. Mais arrivée au Cap Finisterre, cela allait beaucoup mieux ! Lors de la première journée, seuls quelques prototypes ont pu envoyer le spinnaker. Lors du deuxième jour, j’ai pu faire de même et c’était nickel ! Mais le troisième jour, j’ai voulu envoyer le grand spi et la drisse est partie toute seule en tête de mât. Je me suis alors dit qu’il fallait que j’aille en tête de mât pour la récupérer. C’était atroce ! J’ai réussi à monter jusqu’à la moitié du mât, mais je n’avais plus de force. J’ai donc perdu une heure pour rien car j’avais arrêté le bateau. C’est alors que je me suis demandé pourquoi ne pas tenter d’envoyer ce grand spi au niveau du capelage où l’on fixe plutôt le petit ? Et cela a marché ! J’ai alors pris la route directe depuis le Cap Finisterre. Mais j’avais moins de vent que les autres et je suis restée entre la 8e et la 9e place. Je suis quand même contente car je n’ai pas craqué. Je suis une des plus jeune et j’ai peu d’expérience. Mais lors de la deuxième étape, je vais essayer d’être plus dans le match. Et s’il y a de la baston, hé bien j’enverrai le spi quand même ! J’ai réglé le souci de la navigation en solitaire. Il n’y donc plus de raison pour que je choque ! Par contre, ce qui est dur sur ce genre d’épreuve, c’est que c’est long. Par moments, j’avais l’impression d’être en croisière et je culpabilisais… On était tout le temps à dix nœuds avec des pointes à plus. Parfois on surfait comme en dériveur ! Tout cela c’est bon pour la transatlantique de l’an prochain. Je n’ai plus de souci, plus d’appréhension. L’arrivée sur les îles était fatigante. On n’a pas arrêté d’enchaîner les empannages. Et j’ai même cassé une pièce sur le vit de mulet. Il n’y avait pas beaucoup de vent et je suis arrivée de nuit, vers 22 heures lundi soir. En plus il y avait des bancs de dauphins autour de nous. C’était énorme, il y en avait plus de 200 ! Certains skippers ont même vu des baleines. C’était donc la grande découverte du large avec la musique pour tenir sous spinnaker à la barre. J’ai découvert plein de trucs lors de cette première étape. Maintenant, je vais être plus gourmande pour la seconde. J’avais un peu le pied sur le frein mais là, je vais mettre le pied sur l’accélérateur ! »
mercredi 9 août 2006
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