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Du près avant le portant... |
Vents à bascule
Pour le départ de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables, ce dimanche à 13h02, la brise sera particulièrement coopérative et le ciel… aussi. Soixante-neuf solitaires vont s’élancer pour 1 300 milles en direction de Horta, soit environ huit jours de mer.
Si le ciel est plutôt chargé en ce dimanche matin aux Sables d’Olonne, il aura la bonne idée de se découvrir pour saluer le départ des solitaires vers les Açores. La petite brise de secteur Sud en matinée va laisser place à un vent de Sud Ouest d’une dizaine de nœuds à midi, tournant Ouest 15 nœuds en milieu d’après-midi alors que les nuages vont s’étioler pour un soleil, si ce n’est radieux, du moins présent.
Ces conditions seront donc idéales pour le départ, les 69 concurrents devant effectuer un parcours préliminaire devant les Sables d’Olonne : le coup de canon sera donné dans le Sud de la bouée Nouch, puis les Minis devront virer une bouée à un mille dans l’Ouest avant de revenir devant les digues des Sables d’Olonne et descendre vers une bouée mouillée à Cayola. Alors seulement, le large s’ouvrira devant les étraves pour 1 300 milles…
Au large ou à la côte ?
Les routages laissent entendre qu’il faudra prendre du Sud Ouest les premières heures de course pour se repositionner au milieu du golfe de Gascogne mais en cherchant le plus possible à se rapprocher des côtes espagnoles en vu du passage d’une dépression prévue pour lundi soir et générant des vents de Sud Ouest musclés, jusqu’à 25-30 nœuds avec rafales. Puis derrière, il y aura une zone de transition qui sera plus ou moins développée et plus ou moins longue à traverser au large de la pointe Nord Ouest de l’Espagne. A suivre, l’anticyclone des Açores continue sa remontée vers le Nord puis développe une dorsale entre l’archipel et l’Irlande. Il faut donc s’attendre à ce que les coureurs soient très sollicités pour profiter des nombreuses bascules de vent et des changements de rythme de cette première édition des Sables-Les Açores-Les Sables.
Le problème des solitaires semblent avant tout se poser sur la fin de parcours car après cinq jours, les prévisions sont délicates quant au positionnement exact du centre de l’anticyclone et sur son développement. Or, la trajectoire pour aborder l’archipel sera capitale et l’expérience montre qu’il n’est pas bon de traverser les Açores pour atteindre Horta : soit il faut arriver par le Nord-Est en piquant sur Graciosa, soit il faut glisser par le Sud pour remonter dans les derniers milles entre Pico et Faïal. Car ces îles volcaniques parfois très élevées, provoquent de grosses bascules de vent, des alternances de calmes et de risées qui sont assez imprévisibles. En sus, les courants de marée ne sont pas négligeables entre les pointes des îles. Il est probable que cette fin de parcours voit des regroupements de dernière heure ou des retours surprenants. Rendez-vous vers le 8 août à Horta…
DBo.
dimanche 30 juillet 2006
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