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Du vent et de la mer dans le golfe de Gascogne... |
Après la pluie… le beau temps
Le départ de la course Mini Les Sables-Les Açores-Les Sables, dimanche 30 juillet à 13h02, devrait être lancé juste au moment où un front froid passe lentement sur la Vendée. Selon sa vitesse de progression, la pluie sera ou non au rendez-vous…
Difficile encore de prédire si le ciel sera totalement coopératif pour le départ vers les Açores, mais il est certain que les soixante-neuf solitaires devront mettre leur ciré un moment ou l’autre dimanche car la dépression au large de l’Irlande, envoie un front froid en cours de dégradation en cette fin de week-end. Le vent de secteur Ouest d’une dizaine de nœuds devrait même s’orienter au Nord Ouest à Nord au large de la Vendée.
Mais la problématique réside dans le choix de la route en fonction des évolutions météorologiques : celles-ci indiquent que le vent est plus soutenu côté Bretagne que le long des rives espagnoles et que lundi, la brise va tourner au Sud Ouest en se renforçant 15-20 nœuds. Les solitaires vont devoir gérer le passage d’une dépression secondaire qui va passer sur la Manche mardi aux aurores, faisant monter le vent à 30-35 nœuds et plus sous les grains dans le Nord du golfe de Gascogne, 20-25 nœuds dans le Sud.
Faut-il aller chercher au plus vite ce front derrière lequel se trouve un bon flux de Nord Ouest, donc travers, mais avec le risque de se retrouver sur une mer forte, sous des rafales violentes, avec la possibilité de casser en naviguant sous voilure très réduite pendant une bonne dizaine d’heures ? Ou faut-il assurer une route plus sécurisante en piquant vers les côtes espagnoles, avec du vent moins fort, une mer moins dure, mais avec le risque de calmes au large de La Corogne ?
Le dilemme va donc se poser dimanche au départ après avoir fait tourner les logiciels de routage qui préciseront les conditions que les solitaires vont rencontrer pour les trois à cinq jours après le coup de canon. Mais ce qui reste à peu près sûr, c’est que l’anticyclone des Açores gonfle et remonte de Madère vers les Açores en milieu de semaine prochaine, repoussant la zone perturbée vers le Nord. Il semble donc préférable de se resituer à la latitude de la pointe espagnole mercredi après avoir « dégolfé » pour bénéficier d’un flux de secteur Nord au large de la péninsule ibérique, plutôt que de se positionner sur la latitude des Sables d’Olonne face à un vent d’Ouest 15-20 nœuds… Surtout qu’une dorsale anticyclonique devrait s’installer entre les premières îles des Açores et l’Irlande, que les « Nordistes » devraient alors traverser tandis que les « Sudistes » fileraient au portant avec quinze nœuds de Nord Est !
Il faut donc s’attendre à une première journée lente, une première nuit qui déterminera les choix de route, presque jusqu’à l’arrivée aux Açores, une nuit de lundi à mardi très musclée contre des vents soutenus, une pause mardi en milieu de journée. Les solitaires devraient ainsi passer la longitude du cap Finisterre au bout de deux jours et demi de course, soit mercredi au lever du soleil, accélérer sensiblement ensuite jusqu’à Santa Maria (l’île des Açores la plus proche du continent). La fin de parcours s’annonce en revanche assez complexe avec les hautes pressions qui se centrent sur l’archipel : une arrivée par le Sud semble plus logique même si la route apparaît plus longue qu’une trajectoire par le Nord, qui risque fort de devoir s’achever dans une brise très faible de Nord Est à Est, soit plein vent arrière…
Les soixante-neuf solitaires auront donc des conditions très variées pour cette première étape, avec des zones de transition délicates à négocier, une grosse incertitude sur la fin de parcours et donc des choix stratégiques très importants à prendre, quasiment dès le coup de canon du départ. Il semble en effet difficile au vu de la situation météorologique actuelle, de changer d’option en cours de route sans croiser derrière la flotte…
DBo.
samedi 29 juillet 2006
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